Quand les autistes vous enflamment !

 

Percujam en concert à l’Olympia en avril 2016.

C’est à l’occasion des 30 ans de l’Agefiph, le 3 octobre 2017, que j’ai pu découvrir des artistes atypiques : Percujam. Accompagné d’une amie qui les connaissait, j’avoue avoir été plus que surpris. Dans un premier temps, je dois reconnaître avoir souri lorsqu’elle m’a annoncé que la journée serait clôturée par ce groupe de jeunes artistes autistes. J’ai, par le passé, assisté à de multiples reprises à de telles mises en scène, dont je garde de bien mauvais souvenirs. Les premiers rôles étant souvent occupés par des personnes valides, un truc du genre « J’utilise ton handicap pour me produire ». Quand le handicap devient un alibi, cela me gêne…

Et là, surprise !

J’attends donc sans aucune impatience que le spectacle commence. Et là, surprise ! Je questionne ma voisine qui me confirme que l’ensemble des protagonistes, chanteurs entre autres, sont bien de jeunes autistes. Pour connaître un peu ce milieu, notamment au travers d’une étude internationale que j’ai pu mener sur l’autisme dans l’emploi, la prestation est éblouissante. Ce n’est pas peu dire dans la bouche d’un aveugle… Je mesure alors le travail accompli, la foi en un tel projet qu’ont dû porter les éducateurs spécialisés et l’environnement. Epaté par ce résultat, j’applaudis, j’applaudis, j’applaudis.

Bravo !

Bravo messieurs, bravo mesdames, bravo à vous les artistes qui prouvez, une fois de plus, que lorsqu’on s’intéresse à la compétence de l’individu, l’être humain est capable de miracles. Que dis-je ? D’être simplement lui-même. J’ai assisté, je vous le dis, à un spectacle d’une grande qualité. Pas de misérabilisme ni d’apitoiement. De l’art, juste de l’art. Percujam a, parait-il, en avril 2016, mis le feu à l’Olympia, devant 4 000 personnes. Je regrette juste de ne pas avoir été présent ce jour-là. Mon amie, plus chanceuse, m’a confirmé que le spectacle était grandiose.

Une fenêtre sur la liberté

Respect à tous, chapeau bas pour savoir mettre en valeur la diversité, en montrer toute la beauté, faire en sorte qu’elle nous offre de telles émotions. Une bien belle façon de crier au monde à quel point l’exclusion se nourrit de ce fruit pourri qu’est l’ignorance, ignorance dans laquelle un certain nombre aime maintenir les autres afin de mieux les asservir. Répandre la culture et la diversité partout où nous allons, c’est ouvrir un peu plus la fenêtre sur la liberté…

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